Les Auberges du cœur hébergent des jeunes en difficulté ou sans abri âgés de 12 à 30 ans. Ouvertes 7 jours par semaine, 24 heures par jour, elles offrent le gîte et le couvert, un milieu stable et une écoute active, un soutien et un accompagnement.

                                                                                                  
            

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CAMPAGNE AIDE SOCIALE & PARTAGE DE LOGEMENT

Aux organisations solidaires des personnes assistées sociales

Nous faisons aujourd’hui appel à votre solidarité envers les personnes assistées sociales qui viennent encore de subir des coupures de la part du Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

En effet, le Règlement sur l’aide aux personnes et aux familles a été modifié au printemps concernant le partage de logement. Depuis le 1er juillet 2015, le MTESS considère que les prestataires qui ont deux (2) colocataires ou plus qui ne sont pas inscrits au bail touchent un revenu de location de chambres, et ce, quel que soit l’arrangement financier des colocataires (par exemple, même si les 3 personnes paient chacun un tiers du loyer). Le MTESS a aussi modifié le montant déduit des prestations d’aide sociale pour le porter à 125$ par chambre (à partir de la 2e chambre).

Les jeunes veulent contribuer à l'élaboration de la Politique jeunesse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate

Les jeunes veulent contribuer à l’élaboration de la future Politique québécoise de la jeunesse

 Montréal, le 13 octobre 2015 – Le 7 octobre dernier, dans le cadre du renouvellement de la Politique québécoise de la jeunesse, la Coalition Interjeunes a tenu à écouter et impliquer les jeunes dans le cadre de la Consultation Jeunesse 2015, rappelant ainsi au gouvernement qu’il est plus que primordial que tous les jeunes soient considérés dans la future Politique jeunesse. 

Mémoire sur la Politique québécoise de la jeunesse

Le 1er octobre 2015, le Regroupement des Auberges du coeur a déposé son mémoire «Un toit - du temps - des liens : L'accompagnement au coeur de l'accession à la pleine participation des jeunes en difficulté» dans le cadre des consultations sur le renouvellement de la Politique québécoise de la jeunesse.

Les Auberges du coeur y font valoir l'importance d'offrir une chance égale à tous les jeunes de trouver leur place dans la société québécoise en s'assurant que les jeunes en difficulté ou sans abri aient accès aux mesures de soutien et d'accompagnement nécessaires.

Sur La Presse + : La coercition n'est pas une solution - Les dérives du programme Objectif Emploi

Écoutez cette vidéo produite par La Presse Plus et publiée le 4 octobre 2015 qui présente le point de vue des Auberges du coeur à travers le témoignage de Mélanie Sheehy, intervenante à L'Avenue Hébergement communautaire, une Auberge du coeur située dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, et de Camille, ancienne résidente.  Elles expliquent comment les gens qui font une première demande à l'aide sociale ne gagneront rien à se voir imposer des mesures de réinsertion à l'emploi si elles ne sont pas prêtes. Le propos de Mélanie est clair : «le meilleur moment c'est quand la personne choisit par elle-même de s'impliquer». En fait, il faut offrir l'aide et le soutien quand le jeune en a besoin.

Sur le même sujet :

  • Lettre d'opinion de Marie-Noëlle Perron, coordonnatrice à la Maison Tangente (18 septembre 2015)
  • Communiqué de presse signé par 30 groupes sociaux lors d'une conférence de presse du 16 septembre 2015 sur ce sujet.

Nouvelle politique jeunesse : Un espoir pour les jeunes en difficulté

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Renouvellement de la politique jeunesse

Un espoir pour les jeunes en difficulté ou sans abri

Montréal, le 24 septembre 2015 – Le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ) participe aujourd’hui à la table ronde pour le renouvellement de la politique de la jeunesse au Québec. La majorité des jeunes hébergés et soutenus par les Auberges du cœur font partie des 200 000 jeunes «NEEF» (ni à l’emploi, ni aux études, ni en formation) qui sont clairement identifiés dans le document de consultation du Secrétariat à la jeunesse.

«Nous espérons que les intentions du gouvernement se traduiront en une aide concrète aux jeunes; les jeunes qui viennent dans nos maisons ont besoin de temps, de soutien et de lieux d’appartenance.  Le soutien doit être financier et humain pour leur permettre de réaliser leur plein potentiel», explique Johanne Cooper, présidente du Regroupement et directrice générale de la Maison Tangente, une Auberge du cœur qui accueille des jeunes âgés de 18 à 25 ans.  Elle ajoute : «Les Auberges du cœur fondent de grand espoir dans ce premier renouvellement de la Politique de la jeunesse».

7 octobre : Invitation aux jeunes - Pour une politique jeuensse à ton image

Initiative du ROCAJQ et soutenue par la Coalition Interjeunes, une activité de prise de parole des jeunes est prévue au Chateau Laurier à Québec le 7 octobre prochain.  Les jeunes sont invités à participer à cette rencontre lors de laquelle ils feront part de leurs réalités et de leurs besoins dans le cadre de la future politique de la jeunesse.  Animée par Annie Fontaine, professeure en service social à l’Université Laval, la journée est ouverte à tous les jeunes qui fréquentent un organisme communautaire autonome jeunesse. Le coût du repas est de 30 $ par personne.  Pour les Auberges du cœur qui souhaitent inscrire un jeune, le Regroupement offre de rembourser la moitié du montant. Toutefois, les frais de déplacement doivent être assumés par les Auberges.  L'invitation est lancée à toutes les Auberges, mais une invitation particulière est faite aux Auberges de la région de Québec. Pour info et inscription, contacter Rémi Fraser au 514-523-8559 p.201.

LETTRE D'OPINION : « Objectif emploi», c’est aussi notre objectif, mais…

Lettre ouverte / Pour diffusion immédiate

18 septembre 2015

« Objectif emploi», c’est aussi notre objectif, mais…

Le gouvernement du Québec propose d’introduire le programme Objectif Emploi en ré-ouvrant la loi de l’aide sociale. Ce programme obligatoire pour les nouveaux demandeurs visera principalement les jeunes. Il est, selon nous, voué à l’échec, car son caractère obligatoire viendra détruire tout l’aspect volontaire d’une démarche de reprise de contrôle sur sa vie. Une grande majorité des premiers demandeurs ne sont pas prêts pour l’instant à être dirigés vers une recherche d’emploi. Pour que ces jeunes trouvent un emploi, il faut s’y prendre autrement.

En effet, pour mon équipe de travail, ce programme vient en contradiction avec l’approche d’intervention préconisée dans une Auberge du coeur. Quand un jeune adulte cogne à la porte de la Maison Tangente, il a déjà épuisé toutes ses ressources, autant financières qu’humaines. Il est au bord du gouffre, l’estime de soi dans les talons et la confiance en l’avenir à moins mille sur le « confiance-o-mètre ». Devant aussi composer avec des problèmes personnels criants (conflits familiaux, pauvreté extrême, toxicomanie, santé mentale), ces jeunes arrivent à l’Auberge avec des besoins de base non comblés.

Nouveaux coups durs à l'aide sociale

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - POUR DIFFUSION IMMÉDIATE                                                                                                            

NOUVEAUX COUPS DURS À L’AIDE SOCIALE : LE MINISTRE HAMAD S’ACHARNE

Montréal, le 16 septembre 2015 – Alors que les personnes assistées sociales ont déjà subi les impacts négatifs des 5 mesures règlementaires adoptées ce printemps, le ministre Hamad prévoit ré-ouvrir imminament la loi de l’aide sociale pour y ajouter des mesures obligatoires et punitives. Un ensemble de groupes communautaires demande que ces mesures appauvrissantes soient retirées et que le gouvernement renonce à son programme Objectif emploi.

Sur le terrain, les effets des modifications récentes aux règlements ont été dramatiques pour un nombre important de prestataires. C’est le cas de madame Rosario Tapia qui vit avec ses 2 enfants majeurs. Le ministère considérant que Mme Tapia tire un revenu de la location de chambres à ses enfants, a coupé son chèque de 125$ par mois (sur une prestation de 747$). Mme Tapia est atterrée par cette décision : « Mes enfants sont étudiants et travaillent à temps partiel. Avec un loyer à 605 $, j’avais déjà un budget serré, comment ma famille va survivre avec cette nouvelle coupure? »

Madame Marie-Noëlle Perron de la Maison Tangente redoute quant à elle les effets d’Objectif emploi, le programme projeté par le ministre Hamad. « L’introduction de mesures obligatoires n’est vraiment pas la réponse aux problèmes de ces jeunes, notamment pour ceux qui sont sans domicile fixe. En revanche, une fois réglée leur situation d’urgence, ces jeunes seraient en bien meilleure position pour entamer des démarches d’employabilité, de formation ou de recherche d’emploi », affirme madame Perron.

Le lien d'abord : Article dans le revue Intervention

Nous vous invitons à lire l'article «Le lien d'abord : les pratiques de «post-hébergement» des Auberges du coeur» publié dans le numéro 142 de la revue Intervention de l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec. Par ce clin d'oeil au «Logement d'abord», une approche nouvellement valorisée au Québec par le gouvernement fédéral et qui vise à placer les personnes itinérantes en logements privés avant toute autre intervention, les Auberges ont pour leur part développé depuis de nombreuses années une approche qui vise l'affiliation sociale des jeunes exclus en les accompagnant dans la réalisation de leur projet de vie que ce soit lors de leur passage en maison d'hébergement, mais aussi après le séjour afin de renforcer les acquis et maintenir les liens créés qui permettent aux jeunes de s'ancrer dans la collectivité.

Résumé

«Les résultats de deux recherches portant sur les pratiques d'intervention en «post-hébergement» montrent en quoi elles sont une réponse adaptée aux jeunes en difficulté. Ces pratiques consistent à accompagner des jeunes aux parcours instables, entourés d'incertitudes, après un ou plusieurs séjours en maison d'hébergement. Or, dans un contexte où la pérennité du financement de ces pratiques n'est pas garantie, d'importants risques de rupture et d'exclusion sociale existent pour les jeunes sans possibilité de poursuivre les interventions amorcées pendant ces séjours. Les auteurs de cet article tentent d'analyser les conditions de réussite de ces pratiques qui permettent à un nombre important de jeunes d'éviter les impasses, le retour en hébergement, voire, la chronicité des difficultés qu'ils rencontrent.»

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